Les expositions personnelles de Nam Kwan sont nombreuses (plus de 120 entre 1948 et 1990)
1948–1950
Séoul
Tonghwa Gallery
1953
Tokyo
Exposition personnelle
1954
Séoul
Midopa Gallery
1963
Luxembourg
Galerie Kutter
1964
Paris
Galerie Transposition
1965
Paris
Exposition personnelle
1966
Hambourg
Galerie Mensch
1967
Paris
Exposition personnelle
1968
Paris
Exposition personnelle
1969
Séoul
Exposition personnelle
1970
Séoul
Exposition personnelle
1972
Séoul
Exposition personnelle
1973
Paris
Deux expositions personnelles
1975
Bruxelles
Exposition personnelle
1976
Paris
Exposition personnelle
1977
Lausanne
École Polytechnique Fédérale (EPFL)
1978
Luxembourg
Galerie Kutter
1979
Hambourg
Galerie Mensch
1979
Séoul
Gallery Hyundai
1981
Séoul
Grande rétrospective au National Museum of Modern Art
1982
Paris
Galerie Jofa
1983
Séoul
Kukje Gallery
1984
Luxembourg
Galerie Kutter
1984
Séoul
Joong-ang Art Hall
1987
Séoul
Art Gallery
1991
Séoul
Rétrospective posthume au National Museum of Contemporary Art (MMCA)
1995
Séoul
Gallery Hyundai (5e anniversaire)
1999
Séoul
Juliana Gallery
2003
Busan
Gonggan Gallery
1964 – Galerie Transposition, Paris : première grande exposition personnelle en France, marquant son intégration dans la scène parisienne de l’abstraction lyrique.
1966 – Galerie Mensch, Hambourg : exposition organisée l’année où il remporte le Grand Prix de la Biennale de Menton, ce qui lance véritablement sa carrière internationale.
1981 – National Museum of Modern Art, Séoul : importante rétrospective consacrant son statut de maître de la peinture moderne coréenne.
1991 – MMCA, Séoul : grande rétrospective posthume un an après son décès.
Son activité est particulièrement intense à Paris entre 1964 et 1976, période durant laquelle il expose régulièrement tout en participant aux grands salons (Salon de Mai, Réalités Nouvelles), faisant de la capitale française le principal centre de sa carrière internationale.
Salon de Mai (Paris) : Nam Kwan est invité à six reprises (1958, 1959, 1961, 1964, 1966 et 1979), ce qui témoigne de sa reconnaissance au sein de l’École de Paris.
Salon des Réalités Nouvelles : il participe régulièrement à ce salon consacré à l’abstraction géométrique et lyrique, où exposent les principaux artistes abstraits européens.
Biennale de São Paulo (1961) : l’une des plus importantes manifestations internationales d’art moderne après la Biennale de Venise.
Biennale de Tokyo (1963) : confirme sa notoriété en Asie.
Biennale de Menton (1966) : il y obtient le Grand Prix international de peinture, distinction qui marque un tournant dans sa carrière européenne.
Expo 67 à Montréal et Carnegie International (1968) : deux manifestations prestigieuses qui renforcent sa visibilité sur la scène internationale.
Entre 1955 et 1968, Nam Kwan est pleinement intégré à l’avant-garde parisienne. Il expose aux côtés d’artistes tels que Zao Wou-Ki, Hans Hartung, Pierre Soulages, Vieira da Silva, Serge Poliakoff, Jean Bazaine ou encore Alfred Manessier, inscrivant son œuvre dans le mouvement de l’abstraction lyrique internationale.
Les œuvres de Nam Kwan (1911–1990) sont conservées dans plusieurs collections publiques importantes en Corée, en Europe et en Asie. Parmi les principales figurent :
Musée Cernuschi – Musée des Arts de l’Asie de la Ville de Paris (France), qui conserve notamment les peintures L’Autel en ruines (1962) et Reflet bleu (1973).
Centre national des arts plastiques (CNAP), Paris (France).
Musée national de Corée, Séoul (Corée du Sud).
Musée national d’art moderne et contemporain de Corée (MMCA), Séoul (Corée du Sud), dont les collections comprennent plusieurs œuvres de l’artiste.
Musée national d’Art de l’État, Luxembourg (aujourd’hui Musée national d’archéologie, d’histoire et d’art – MNHA).
Mudam – Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean, Luxembourg.
Galleria Civica d’Arte Moderna e Contemporanea (GAM), Turin (Italie).
Collection de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), Lausanne (Suisse).
Le Musée Cernuschi possède aujourd’hui l’un des ensembles publics les plus significatifs de Nam Kwan en France. L’artiste y est considéré comme l’un des pionniers de l’art contemporain coréen et une figure majeure des échanges artistiques entre la Corée et Paris dans les années 1950-1970.
Nam Kwan est l’un des pionniers les plus reconnus de la peinture abstraite dans l’histoire de l’art moderne coréen avec son artiste contemporain, Kim Whan-Ki
En 1937, Nam Kwan est élève de l’école des Beaux-Arts Taiheiyo à Tokyo. Revenu à Séoul, il est professeur à l’Université Soolmyung et à l’Université Hongik, de 1947 à 1949. Il vient à Paris en 1954 où il reçoit pendant longtemps les conseils de Jacques Busse. En 1969, il quitte Paris pour Séoul où il est, jusqu’en 1977, membre du comité de direction de l’exposition nationale des Beaux-Arts, et professeur des Beaux-Arts à l’université.
Il reçoit le premier prix de la Biennale de Menton en 1966.
Il évolue à une abstraction informelle, où la préciosité de la matière prime la forme réduite à un agencement de surfaces très simples. Fond et formes se font mutuellement écho dans une gamme colorée subtile, souvent tons sur tons, dans des bleus, roses ou beiges doux. Ces équivalences informelles suggèrent les profondeurs de la mer, l’action d’une érosion millénaire sur des éléments de paysages géologiques ou tous les autres contacts avec les éléments premiers d’une réalité éternelle. Il réalise aussi quelques assemblages. Le passage par l’abstraction semble lui avoir fait retrouver l’essence même de la tradition extrême-orientale, dégagée des apparences anecdotiques.
Ses œuvres figurent aux musées :
Luxembourg (Musée d’Art d’État)-Paris (musée d’art moderne)-Séoul (Musée national de Corée).
Il participe à de nombreuses expositions collectives:
1937 à 1944 expositions nationales des Beaux-Arts à Tokyo-En 1965, 1966, 1967, 1980 : Salon des réalités nouvelles à Paris-En1967 Musée des beaux-arts de Dijon et Biennale de São Paulo -En 1972 Musée d’Art Moderne de San Francisco- Fiac Paris en1984-
1911 - 1990
Nam Kwan (1911–1990) est un peintre sud-coréen majeur de l’art moderne. Né à Séoul, il étudie la peinture au Japon avant de développer un style personnel mêlant abstraction, symbolisme et influences de la calligraphie et de la philosophie orientales. Après la guerre de Corée, il participe activement au renouveau de l’art coréen et acquiert une reconnaissance internationale, notamment grâce à sa participation à plusieurs grandes expositions en Europe et en Asie. Ses œuvres, caractérisées par des formes organiques, des textures riches et des compositions poétiques, explorent les thèmes de la nature, de la mémoire et de la spiritualité. Aujourd’hui, Nam Kwan est considéré comme l’une des figures emblématiques de la peinture moderne coréenne.