Peintre russe naturalisé français, Léon Zack commence à peindre à l’âge de treize ans et, suite à son départ avec sa mère à Moscou, il devient l’élève de Jakimchenko (de 1905 à 1907) puis Mashkov. Il expose pour la première fois en 1907 au Salon de la Fédération des peintres moscovites alors qu’il n’a que 15 ans ! Il a également été poète et a réalisé des décors et costumes pour la danse et le théâtre, mais c’est à la peinture qu’il consacra principalement sa vie.
Artiste figuratif jusqu’en 1946, peignant surtout des portraits, peu à peu, son pinceau se fait expressionniste puis tourne vers l’abstraction. Son travail est guidé par la volonté d’approfondir sa peinture ce que Jean-Michel Maulpoix qualifie « d’instinct de ciel ». Il n’a pas fait partie des avant-gardes qui se sont tournées dès les années 1910 vers l’abstraction : il n’a accepté de peindre des tableaux abstraits que quand (vers 1946) il a pu montrer, pas eux, une réalité supérieure aux apparences. Léon Zack pense en effet qu’un tableau doit exprimer plus qu’un rapport entre les formes et les couleurs : il peut apporter, en un regard, une pensée qu’il faudrait beaucoup de pages pour mettre par écrit.
Dans ses abstractions, Léon Zack tente de retrouver l’innocence du papier avec de la peinture à l’huile posée sur la toile. Il place alors des taches plus ou moins accentuées, des variances de blancs… Les formes disent alors une vérité qui dépasse l’adresse de l’artiste.
1892 - 1980
Léon Zack, peintre russe naturalisé français, commence à peindre très jeune et expose dès l’âge de 15 ans à Moscou.
Formé par Jakimchenko puis Mashkov, il est aussi poète et créateur de décors et costumes, mais se consacre surtout à la peinture.
Figuratif jusqu’en 1946, il évolue progressivement vers l’expressionnisme puis l’abstraction.
Il refuse l’abstraction précoce des avant-gardes, cherchant à exprimer une réalité supérieure aux apparences.
Ses œuvres abstraites, faites de taches et de nuances de blanc, visent une vérité qui dépasse la simple maîtrise technique.